Ergonomie environnementale et +

Publié par Marc De Brandt

 

Ergonomie environnementale et ergonomie comportementale

Pour assurer la santé, le bien-être et les performances des acteurs de la vie de bureau moderne, l’ergonomie actuelle se base sur deux principes.

L’objectif de l’ergonomie environnementale est d’appliquer les principes de l’ergonomie à l’aménagement de postes de travail, en optimisant par exemple les postes assis à l’aide de sièges et de tables adaptables à des personnes de tailles différentes ou à des activités diverses.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Debate Room/High Meeting © Vitra

L’ergonomie comportementale vient compléter la configuration ergonomique du poste de travail: son but est d’apprendre à l’utilisateur à s’adapter correctement à son environnement, c’est-à-dire à bien régler son siège, son bureau et son écran, et à adopter une bonne position assise droite et dynamique pendant son travail. Un concept global voulant assurer la santé, le bien-être et la performance des individus doit bien évidemment tenir compte de leur poste de travail, mais aussi de leur environnement pendant leur temps libre et de leur comportement individuel.

La position assise prenant une importance majeure dans le monde moderne du travail, nous abordons principalement l’ergonomie au poste de travail. Elle traite donc de la conception des sièges de bureau selon les principes de l’ergonomie environnementale et de leur bonne utilisation par les utilisateurs, qui relève de l’ergonomie comportementale

La musculature : travail dynamique

Le travail dynamique des muscles génère des tensions et des décontractions successives. Les besoins et l’irrigation sanguine atteignent un niveau plus élevé mais se compensent, ce qui rend cet effort dynamique moins fatigant sur une longue période.

En position assise quasi statique, la musculature dorsale, surtout au niveau des épaules et du cou, fournit un effort de soutien d’autant plus important s’il n’y a pas de dossier pour soutenir le dos. Cela se traduit par des tensions musculaires qui peuvent s’étendre et provoquer des douleurs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

© Vitra

Conséquences pour l’aménagement des postes de travail

Pour éviter les problèmes liés à la trop grande immobilité des muscles dorsaux, l’assise doit être dynamique. Il convient d’une part de changer régulièrement de position assise, d’autre part de se lever de temps à autre.

Un dossier au profil anatomique soutenant le bassin et la colonne vertébrale en épousant leur forme physiologique soulage le dos car il supporte au moins partiellement le poids du buste ; des accoudoirs sur lesquels se posent les avant-bras déchargent quant à eux la ceinture scapulaire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mario & Claudio Bellini. Headline: Joyn. Photographer: Miro Zagnoli – © Vitra

La peau, pression et microclimat

Avec une surface de 1,5 à 2 m2, la peau constitue l’organe humain le plus important.

Deux aspects doivent être pris en compte pour la peau et les organes sous-jacents en position assise :

• la pression exercée sur la surface de contact homme/siège, en particulier sur les surfaces osseuses porteuses du bassin, les tubérosités de l’ischion

• le microclimat, c’est-à-dire la température et l’humidité régnant entre la peau et le siège.

Une longue position assise sur un rembourrage dur ou trop fin ralentit la circulation sanguine, réduit l’apport d’oxygène et de nutriments aux tissus, renforce les sensations de pression et de fourmillement. Si l’assise et le dossier n’éliminent pas suffisamment la chaleur et l’humidité, elles s’accumulent.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Friedel Ammann Project. Network Office Weil am Rhein (D). Copyright: Friedel Amman. Photographer: Friedel Ammann – © Vitra

Anthropométrie : les mesures du corps humain

L’anthropométrie étudie les mesures du corps humain. Une position assise ergonomique demande une bonne conception du poste de travail qui doit s’adapter aux dimensions de personnes de toutes tailles. On se base sur les mesures d’une personne assise.

Conséquences pour l’aménagement du poste de travail

• Les fonctions de réglage (par exemple de la hauteur) d’un siège de bureau doivent être définies de manière à couvrir un spectre d’utilisateurs allant d’une femme du 5e centile (seuls 5% des femmes étant plus petites) à un homme du 95e centile (seuls 5% des hommes étant plus grands).

• Les données anthropométriques doivent également être utilisées pour la conception géométrique de l’assise (largeur et profondeur) et du dossier (largeur et hauteur).

Ces surfaces doivent épouser l’anatomie du dos, des fesses et des cuisses des personnes assises.

Principes bio-mécaniques, déroulement des mouvements d’une personne assise

Le mouvement est indispensable à un bon métabolisme des muscles et des disques intervertébraux, le corps doit donc impérativement rester mobile en position assise. L’assise dynamique est un concept basé sur la mobilité synchrone du dossier et de l’assise. Ce système est nécessaire pour annuler la poussée de l’assise lors de l’inclinaison du dossier. Isolée, cette inclinaison du dossier vers l’arrière se traduirait par une pression sur la peau et par un glissement de l’utilisateur vers l’avant de l’assise.

Le déroulement synchrone du mouvement permet à l’utilisateur du siège de changer régulièrement de position (avancée, intermédiaire, inclinée vers l’arrière) et de favoriser le métabolisme de ses muscles et disques intervertébraux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(sources: PMEKMO Business Magazine)

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