Le bien-être dans le libre service alimentaire

Publié par Marc De Brandt

 

Chaque employeur a l’obligation de créer un service interne pour la prévention et la protection au travail. Les modalités sont différentes selon la taille de l’entreprise.

La loi portant sur le bien-être des travailleurs n’est pas neuve. Elle remonte à 1996 et concerne divers champs : la sécurité, l’ergonomie, l’hygiène, la santé, l’embellissement des lieux du travail… Pour veiller au respect de ce bien-être, il convient de nommer un conseiller en prévention.

Pour les entreprises de moins de vingt travailleurs, la fonction de conseiller en prévention est généralement exercée par l’employeur. Ce dernier peut cependant proposer à un employé de l’entreprise de l’exercer mais c’est plutôt rare. La mission s’insère alors dans l’horaire du salarié, complémentairement à son travail de base. “Les heures ou journées de prestations en tant que conseiller en prévention seront à déterminer par l’employeur et le comité pour la prévention et la protection au travail”.

Médecine du travail

Pour les entreprises de plus de vingt personnes, les choses deviennent sérieuses. Le conseiller en prévention est soit une personne interne soit une personne externe à l’entreprise. Sil s’agit d’un salarié de l’entreprise, il devra remplir une batterie d’obligations légales (lire l’encadré) et suivre un parcours spécifique, dont la formation “connaissances de base” de minimum 40 heures. Vu la lourdeur de la formation, certains patrons de PME préfèrent confier la mission de conseiller en prévention à un service externe pour la prévention et la protection au travail. C’est alors bien souvent un médecin du travail qui endosse le rôle.

En Belgique, il existe 14 organismes mandatés pour exercer cette mission. Exemple : le Cesi ou le SPMT avec lesquels l’UCM a l’habitude de travailler. “Il faut cependant souligner qu’au final, la responsabilité reste dans le chef de l’employeur, et non du conseiller en prévention”..

Selon cet expert en prévention, la première chose à effectuer dans un commerce du secteur alimentaire, c’est une analyse des risques. “S’il y a par exemple de la manutention, cela signifie que les gens vont devoir se plier, porter des charges… La conduite de chariots élévateurs, le contact avec les denrées alimentaires… l’analyse permet de voir si tout cela respecte les règles.” Il faut ensuite veiller à ce que le personnel soumis aux visites médicales légales, au minimum, passe les examens adéquats en fonction des tâches exercées.

Enfin, il est utile d’avoir à l’esprit que le service du Contrôle du bien-être a été renforcé depuis environ deux ans, ce qui permet à l’Inspection du travail d’augmenter fortement les contrôles sur le terrain. À bon entendeur…

 

 

Missions du conseiller
•rédiger un plan global de prévention et un plan annuel d’action
•exécuter des visites fréquentes et systématiques des lieux de travail
•examiner les postes de travail chaque fois que les travailleurs concernés sont exposés à une augmentation de risques ou à de nouveaux risques
•effectuer une enquête annuelle approfondie des lieux de travail et des postes de travail
•procéder à une enquête en cas d’accident du travail
•effectuer les études et recherches utiles pour améliorer le bien-être des travailleurs
•en cas de situation d’urgence et d’impossibilité de recourir à la direction, prendre les mesures nécessaires pour remédier aux causes de danger ou de nuisances
•établir un rapport annuel
•établir les fiches d’accidents du travail
•établir les documents, les compléter et les viser lors du choix, de l’achat, de l’utilisation et de l’entretien des équipements de travail et de protection individuelle
•assurer le secrétariat du comité pour la prévention et la protection au travail

 

(emploi Belgique et Union et Actions)

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